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La Bastide/Histoire de Montesquieu-Volvestre

Histoire de Montesquieu-Volvestre

Montesquieu-Volvestre est une Bastide créée en 1238 par le Comte de Toulouse Raymond VII, qui décide d'implanter une nouvelle ville dans une boucle de l'Arize.

Les archives ne nous ont pas laissé par écrit la preuve de l'existence d'une entité administrative, civile ou religieuse, qui aurait pu correspondre au Volvestre. Mais la présence, avérée encore en toponymie aujourd'hui, d'une forteresse (Le Castéra), construite à la romaine avec des pieux de bois, bien antérieure aux châteaux forts bâtis en dur, laisse supposer que notre Volvestre pourrait représenter un "pagus" (pays) carolingien et même, plus haut dans le temps, un "fundus" Gallo-Romain.
La présence d'un pont Gallo-Romain, appelé dans les textes anciens "Pont de Tersac", connu aujourd'hui sous le nom de "Pont du Diable" qui franchissait le Volp sur une route importante qui reliait Montesquieu à Cazères et Palaminy plaide en faveur de cette hypothèse, tout comme la puissance agraire que représentait les seigneurs de Tersac avec des terres qu'ils tenaient en fief, dans le Volvestre de la part des puissants comtes de Toulouse, de Comminges et de Foix.

Le Volvestre :
un lieu d'échange et de passage

Le Volvestre constituait donc une sorte de marche, ou de "limen" qui en faisait un pays partagé, lieu de passage et d'échanges entre les 3 Comtés et donc étroitement convoité. Ch. Higounet dans son Histoire du Comté de Comminges nous donne la clef de l'énigme de la fondation de la nouvelle bastide de Montesquieu. Analysant un document d'archives (Archives Nationales J.326 n°28 et 29) il écrit : "Dans cet acte, Gentile de Gensac déclare que le domaine qu'elle tenait de son père sur Rieux et Montesquieu était tombé en commise pour n'avoir pas reçu de Raymond VII d'investiture dans l'an et un jour (11 mai 1238) Page 284 note 295." C'est à cette date que Raymond VII décide d'implanter une cité nouvelle dans une boucle de l'Arize, sur des terres récupérées sur les Tersac par suite de la "tombée en commise".

Dès cette époque Montesquieu s'inscrit dans le Volvestre comme métropole, ville la plus importante par sa démographie et par le développement économique.

Vue aérienne de Montesquieu-VolvestreZoomVUE AERIENNE DE MONTESQUIEU-VOLVESTRE

Montesquieu : une ville à vocation touristique

Elle est encore dans un recensement de 1880 la 7ème ville en peuplement du département de la Haute-Garonne. Les 7 moulins fariniers ou à batan (foulon), témoignent d'une activité liée d'une part aux productions agricoles et d'autre part à la fabrication et à la commercialisation du drap.
Aujourd'hui, la vocation agricole n'a pas disparu mais l'industrie drapière n'est plus qu'un lointain souvenir. La dernière "usine" occupant une vingtaine d'ouvriers ayant disparu dans les années 1880.
Mais une nouvelle vocation s'est fait jour, celle du tourisme. Située au centre de tout, elle nourrit ses ambitions de cette capacité à offrir au touriste tout ce qu'il peut souhaiter: des vieilles pierres (archéologie) aux paysages verts, de la préhistoire à l'histoire sans compter la qualité de vie, le sens de l'accueil (gîtes et chambres d'hôtes) et bien sûr la gastronomie.


Le Blason

Signification du blason de Montesquieu-Volvestre

Le blason de Montesquieu-VolvestreLe blason combine quatre émaux des armoiries : l'or (la pique) - l'argent (les bisses (couleuvre)) - l'azur (couleur de fond de l'écu) - le sinople (le mont) et des figures dont nous vous expliquons ci-dessous :



LE MONT DE SINOPLE : Le mont de verdure (sinople) qui évoque la colline du Castéra, qui se détache sur le bleu (l'Azur) du ciel et forme l'horizon familier des Montesquiviens.


LA PIQUE D'OR : Fichée sur ce mont de sinople rappelle que le Castéra est l'emplacement de l'ancienne place forte (castellum) qui défendait la ville métropole du Volvestre. Non pas symbole de guerre et d'agressivité, mais un symbole de sécurité et de paix.

LES TROIS BISSES D'ARGENT : Evocation des trois rivières du Volvestre :

* LE VOLP  qui a donné son nom au pays,
* LA LEZE  qui le délimite,
* l'ARIZE    la rivière qui le traverse après son passage dans la 
               grotte préhistorique du Mas d'Azil.


EN FASCES L'UNE SUR L'AUTRE
: Evocation encore des trois rivières qui suivent un parcours parallèle, au milieu des vallonnements de ce piémont pyrénéens. (Vallonnement suggérés peut être par la forme des bisses).


BROCHANTES SUR LE FUT : Pas de cruauté dans l'évocation. La pique d'or, symbole de la puissance garante de paix et de sécurité, devient ainsi le symbole d'unité dans le pays des trois rivières, le Volvestre.