Bandeau inférieur

La Bastide/Le Patrimoine

Le patrimoine de Montesquieu-Volvestre

LA HALLE

La Halle de Montesquieu-VolvestreZoomHALLE DE MONTESQUIEU-VOLVESTRECe marché couvert est contemporain de la création de la bastide, au XIIIè siècle et représente le "poumon" économique de la cité. A l'origine, le sol était en galets et les piliers en bois. Sous la halle, on avait bâti des mesures à grains très utiles pour le négoce, creusées dans la pierre et posées sur une tribune en maçonnerie et à laquelle on accédait par quelques marches. Elle abritait les étals des marchands ambulants dont les places étaient  marquées jadis par 102 planches  portant les armes de la ville. Selon un ordre invariable, chaque corporation de commerçants avait son emplacement attitré pour lequel ils payaient une location. Elle servait aussi de remise temporaire pour les diligences ou les charrettes.

Cet édifice a subi, au cours des siècles, les outrages du temps. Déjà en 1708, les piliers de bois furent remplacés en partie et renforcés à leur base par une maçonnerie de pierres et de briques.

Deux cents ans plus tard, le diagnostic de l'architecte départemental, consulté par la commune, était sans appel : "En raison de l'état de vétusté de certains bois, la démolition et la réfection complète du toit s'imposent".

Le toit de la halle fut refait et un lanterneau ajouté pour apporter davantage de clarté. Pour une opération de cette envergure, on utilisait comme engin de levage une "chèvre à 3 pieds" pour déplacer les poutres et les autres pièces de bois très lourdes. Une partie de l'ancienne charpente a été réutilisée à la ferme du Berry. 

Aujourd'hui, la halle accueille le marché local hebdomadaire tous les mardis matin, il rassemble les villages voisins. Le petit marché fermier du samedi  matin,  se singularise par la qualité des produits régionaux que l'on peut y trouver.


L'EGLISE SAINT-VICTOR

L'Eglise Saint-VictorZoomEglise Saint-VictorNotre église sortit de terre presque dans le même temps que la bastide, fondée en Mai 1246 par le compte de Toulouse : Raymond VII.

Elle fut placée sour le vocable de Victor, Soldat des légions romaines martyrisé pour sa foi en 303 sous les empereurs Dioclétien et Maximien.

Au moment où s'édifiait la bastide, la Congrégation cistercienne des chamoines de Saint-Victor de Marseille connaissait un grand renom en Languedoc.
L'édifice était achevé lorsque la Chapelle Notre-Dame du Bout du Pont fut à son tour édifiée en 1293.

La Chapelle Notre Dame du Bout du Pont fut bâtie à la fin du XIIIè siècle. Elle occupait une grande partie de la place actuelle de la mairie. Elle fut au Moyen Age un important lieu de pélerinage.
En exécution d'un décret de la Convention qui n'autorisait qu'un lieu de culte par communes, l'Assemblée Communale de Montesquieu-Volvestre ordonna sa démolition en Décembre 1794.
(Selon la tradition, les marches d'accès à cette chapelle furent utilisées pour bâtir l'escalier du lavoir de la Pichette).

LA MISE EN TOMBEAU

Mise en tombeauZoomMISE EN TOMBEAUA l'intérieur de l'église, l'ornementation mobilière est très riche et de valeur artistique certaine.  Dans la travée de droite, se trouve le joyau de l'église : "La mise au tombeau" sculptée au XVe siècle et peinte en 1608.

L'ensemble de la scène s'étend sur 2,40 m. Les figurants ont une taille d'environ 1,30 m et sont taillés dans des blocs calcaires indépendants les uns des autres.

On ne voit que les trois-quarts de leur taille. Les bases, invisibles, sont restées
inachevées sous forme de blocs cubiques qui assurent la stabilité du monument.

Ces sept personnages sont alignés symboliquement plus grand que nature. Cette sculpture, classée en 1922 est la plus belle de tout le Midi-Pyrénées car elle est restée entière.

LE GIRODET

La déposition de croix de GirodetZoomLa Déposition de Croix de Girodet (XVIIIe siècle)A l'intérieur de l'église, dans la dernière travée de gauche,  le mur est presque entièrement occupé par un tableau de 3,35 m sur 2,35 m. C'est la "Déposition de Croix", une des première oeuvre du célèbre peintre Girodet de Coussy (1767-1824), l'artiste préféré de Chateaubriand.

Depuis son classement en 1955 le tableau a participé à plusieurs expositions. En 1967 il était présent à Montargis, en 1976 au musée du Louvre étant une des pièces maîtresses d'une exposition au Grand Palais.  En 2005, il est de nouveau exposé à Paris puis à New-York, Chicago en 2006 ainsi qu'à Montréal d'Octobre 2006 à Janvier 2007.

Ce tableau, réalisé par Girodet en 1789, est d'une grande valeur sur le plan artistique. Les tableaux religieux sont en effet très rares sous le règne de Louis XVI. On peut voir dans ce tableau poindre l'esprit romantique dans un art classique devenu trop académique.

On comprend que le premier des grands écrivains romantiques, Chateaubriand, ait éprouvé une grande dilection pour Girodet.


LA BASTIDE

La Bastide de Montesquieu-VolvestreZoomLA BASTIDE La Bastide de Montesquieu fut fondée au XIIIe siècle par le comte de Toulouse Raymond VII qui établit problablement un paréage avec l'abbé de Lézat. Le pal est demeuré dans les armes de la ville comme symbole de son origine.
Blottie dans une boucle de l'Arize, la Bastide est entourée de remparts et de fossés. Le tracé des rues et ruelles sont droites et perpendiculaires, en forme de damier.



SALLE DU TRESOR

La salle du trésor de Montesquieu-VolvestreZoomSALLE DU TRESORUn magnifique trésor d’Art sacré existait dans la sacristie de notre église.
 
Répertoriés depuis longtemps, mais jamais mis en valeur : Croix de procession,  Ecce Homo, Vierge à l’enfant, Calices, Ciboires, Habits sacerdotaux y dormaient depuis des décennies.
Aujourd’hui tout est rassemblé dans la toute nouvelle « salle du trésor », et peut être visité avec la collaboration de  l’office de tourisme. Cette remarquable exposition a été réalisée en participation avec la Mairie et les Monuments Historiques.
 
 L’association des Amis de l’Eglise a pris en charge la restauration d’un remarquable tableau du 16 siècle : « l’Adoration des Bergers » ainsi que celle de plusieurs bustes reliquaires ; les bustes de Saint Jacques de Compostelle, de Saint Victor, ainsi que celui de Saint Eutrope, premier évêque martyr de la ville de Saintes.
 
Ne manquez pas cette étape dans la visite de notre église.


LE MOULIN DE BARRAU de 1450

Le moulin de Barrau de Montesquieu-VolvestreZoomMOULIN DE BARRAUA l'écart du village, comme pour mieux travailler, discret comme ses propriétaires, impassible et fier, un moulin à eau tourne sans relâche depuis cinq siècles, (1450) c'est le moulin de BARRAU à Montesquieu-Volvestre.

Depuis 1957 dans ce moulin, Jean Claude et Michel MEDALE vivent au rythme ininterrompu des courroies qui résonnent sourdement comme les battement d'un coeur.

Des crues catastrophiques (1827-1875-1952) et la plus récente en 2000 n'ont pas eu raison des murs du moulin qui a conservé son caractère initial.

Issus de quatre générations de meuniers, les frères MEDALE continuent à entretenir, avec amour, les deux meules de silex baptisées "Sainte Marie et Saint Joseph" dont les moutures donnent ces farines "bonnes, pures et nettes" capables de produire des pains constituant à eux seuls une nourriture.

MONTESQUIEU-VOLVESTRE dont le nom n'apparait pas encore au début du XIIIe siècle fut d'abord une forteresse édifiée par les légionnaires romains, puis une bastide spécialisée dans la fabrication des draps et des étoffes de laine.

En raison de l'importance des cultures céréalières et du développement de l'industrie drapière, l'Arize a alimenté jusqu'à sept moulins dans sa traversée de la commune de Montesquieu-Volvestre. Aujourd'hui, seul le moulin de BARRAU est en activité.

Le bâtiment repose sur une lentille de marne résistante permettant une assise solide. Les eaux du bief s'engagent sous l'énorme voûte sombre de dix mètres de portée. Le soubassement est divisé en chambes de travail autant qu'il y a de paires de meules, soit quatre chambres de travail. (A lire, l'"Histoire du Moulin de Barrau" par Henri MENARD)


Pour joindre Messieurs MEDALE au Moulin de Barrau : 05 61 90 40 16